ANTHROPOCÈNE, ÈRE DU CONTRÔLE NUMÉRIQUE

Cours dans le cadre de l’Ecole Urbaine de Lyon, dont l’objectif est de donner des éléments de compréhension des forces induites par le numérique sur l’organisation de la société à toutes les échelles, de l’individu à la planète.

Stéphane Grumbach

Premier cours le 1er février 2020 à 18h aux Halles du Faubourg

Je m’efforcerai de montrer qu’on ne peut véritablement comprendre la révolution numérique qu’en prenant en compte le contexte de sa formidable croissance, à savoir celui du réchauffement climatique et d’une évolution des écosystèmes naturels peu favorable à l’humanité, comme plus généralement à une partie de la biosphère. Le numérique est une force de contrôle qui répond à la complexité croissante de sociétés humaines contraintes de prendre en compte les échanges écosystémiques dans les équations socio-économiques. Les données et le CO2 sont en passe de devenir des enjeux essentiels des tensions entre des nations, dont la souveraineté est remise en cause. Les recommandations faites par le GIEC, à la demande de la COP21, pour maintenir l’augmentation des températures sous les 2C, montre l’ampleur de la transformation majeure et sans précédent qui s’annonce. Il s’agit d’une révolution anthropologique, remettant en cause dans un même mouvement la distinction entre nature et culture, et les relations entre humains et machines, naturel et artificiel.

Le programme sur le site de l’EUL